La bonne chanson
Le soleil du matin doucement chauffe et dore
Toutes grâces et toutes nuances
En robe grise et verte avec des ruches
Puisque l'aube grandit, puisque voici l'aurore
Avant que tu ne t'en ailles
La lune blanche luit dans les bois
Le paysage dans le cadre des portières
Une Sainte en son auréole
Son bras droit, dans un geste aimable de douceur
Quinze longs jours encore et plus de six semaines
La dure épreuve va finir
Va, chanson, à tire-d'aile
Hier, on parlait de choses et d'autres
Le foyer, la lueur étroite de la lampe
J'ai presque peur, en vérité
Le bruit des cabarets, la fange des trottoirs
N'est-ce pas ? en dépit des sots et des méchants
Nous sommes en des temps infâmes
Donc, ce sera par un clair jour d'été
J'allais par des chemins perfides
L'hiver a cessé : la lumière est tiède
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